La difficulté du management d’une organisation
Souvent transparent pour les consommateurs, le facteur de management d’une organisation est très important pour la qualité du produit ou du service rendu. Manager une équipe, c’est la motiver, la faire progresser, la structurer… Mais alors, existe-t-il une solution miracle pour la gérer efficacement?
« Don’t be evil », qu’ils disent. Google, né à la fin du vingtième siècle grâce à son moteur de recherches performant, a su donner une image de marque que toute entreprise cherche absolument à conquérir. En effet, on parle de Google comme on évoque la douceur d’un matelas, le rayonnement du soleil; en bref, on le compare au paradis ! Et pourtant, nombreux sont les témoignages qui dénoncent ce soi-disant paradis terrestre comme un acceptable enfer.
En 2008, les dirigeants de Google organisaient une réunion pour comprendre les décisions de certains de leurs employés de quitter l’entreprise. Ces derniers, aussi appelés « ex-Googlers », pensaient entrer dans Google comme dans le paradis décrit plus haut; ils en sont ressortis quelques mois après, voire quelques années pour les plus costauds.
« Costauds » non pas parce que la pression de travail est importante (même si elle l’est en réalité), mais à cause d’un management absent, d’une bureaucratie, elle, trop présente mais aussi d’autres critères parfois désoeuvrant. Les ex-Googlers se plaignaient aussi d’un salaire sous-évalué par rapport au travail fourni et à ce qu’ils pourraient gagner chez d’autres sociétés. Pourtant, l’argent n’est pas tellement un problème chez Google, qui réalise des milliards de bénéfices chaque année. Pire encore, certains pensaient avoir un certain « manque »… Pour mieux comprendre, voici la traduction d’un commentaire anglais qui résume bien la situation:
Ceux qui n’ont pas réussi à percer chez Google se posent de nombreuses questions à propos d’eux-mêmes. Voir que d’autres personnes ont fait face aux mêmes problèmes est un grand soulagement. Google est supposé être une sorte de Nirvana, alors si on ne peut pas être heureux chez eux, comment sera-t-on heureux un jour? Google est supposé être l’ultime en terme de ressources techniques, alors si on ne sait pas être productif chez eux, comment le sera-t-on un jour?
On peut donc comprendre que la tâche du manager est assez rude, même pour Google et ses solutions informatiques omniprésentes.
Je m’interroge et reste sans réponse sur cette question: Google profiterait-il de sa position de quasi monopole et de renommée internationale pour réinventer le mode de management de l’entreprise? En observant le filtrage effectué lors du recrutement, on remarque que les employés de la société au grand G sont majoritairement très jeunes (environ 30 ans). De plus, la charge de travail semble être très (trop) importante (ce qui pousse à démissionner, comme vu précédemment), mais Google s’en moque puisque, après tout, d’autres développeurs voudront bien prendre leur place. Un mode d’auto-management par l’auto-satisfaction? Pas bête, mais sans doute encore en protoype.
Voir aussi:
- Why Google employee Quit (en)
- Blog sur Google (non officiel)
